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تهران : شهادت‌ها ۱۳۹۴–۱۴۰۴

Tehran: Testimonies 2016–2026

Hannah Darabi

Exposition visible du 05.02 au 21.03.2026

Vernissage Jeudi 5 Février 18h - 21h

Devenue capitale au XIXᵉ siècle, Téhéran s’est développée comme une vitrine du pouvoir, façonnée par une modernisation durable mêlant influences iraniennes et européennes.Au début des années 2000, Hannah Darabi envisage de photographier sa ville natale, mais se heurte à l’impossibilité de saisir une ville immense, chaotique et en perpétuelle transformation. À partir de 2013, avec Haut, Bas, Fragile, elle cherche à s’éloigner des images médiatiques de conflit pour montrer une vie ordinaire, telle qu’elle l’a connue, et apaiser sa relation à la ville.

Aujourd’hui, dans le contexte de la répression sanglante, impitoyable et inédite de la République Islamique contre des manifestant·e·s non armé·e·s, ces photographies sont mises en dialogue avec des témoignages d’habitant·e·s recueillis lors du blackout d’Internet de janvier 2026.

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Moment # 86, C-print, 40 x 40 cm, 2016, Ed. 1/5 + 2 EA

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"Tehran, Tehranpars, January 9, 2026. In this  six-minute video, you can hear 262 shots fired, the sound of the terror the Islamic Republic is inflicting on Iranians amid a near-total internet blackout. Alongside the gunfire, you hear people chanting "Death to Khamenei" and "Don’t be afraid, don’t beafraid; we’re all in this together."

(From @irans.feminist.liberation Instagram page)

Moment # 68, C-print, 40 x 40 cm, 2016, Ed. 2/5 + 2 EA

« Au début des années 2000, alors que je suivais des études de photographie à l’Université de Téhéran, photographier Téhéran, ma ville natale, m’apparaissait inconcevable, alors même que j’éprouvais un sentiment d’appartenance inédit à la ville. Nous arpentions l’avenue Enghelab, où se situe l’Université de Téhéran, pour découvrir les dernières publications littéraires et philosophiques dans les nombreuses librairies du quartier, faire une pause autour d’un café à la merveilleuse pâtisserie Faranseh (France en persan), ou encore participer aux rassemblements étudiants organisés par les facultés alentour. »

 - Hannah Darabi

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Perimeter # 1, C-print, 60 x 75 cm, 2016, Ed. 2/5 + 2 EA

Despite the bloody repression, the total internet blackout, and the lack of information, the few videos coming out of Tehran show that, once again tonight, people are out in the streets: resistance and protests continue.

(From @roja.paris Instagram page, January 10, 2026)

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Moment # 90, C-print, 40 x 40 cm, 2016-2017, Ed. 2/5 + 2 EA

In Iran, in Karaj, a person opened their home to several people who were fleeing the repressive forces. The security forces forced their way into the house and riddled both the homeowner and the people who were fleeing with bullets.

(From @roja.paris Instagram page, January 27, 2026)

« Si Walter Benjamin décrivait les rues vides et les scènes silencieuses du Paris photographié par Atget comme des scènes de crime, dans le Téhéran sans récit de Haut Bas Fragile, le crime se déroule désormais sous nos yeux. »

 - Hannah Darabi

Hannah Darabi (née en 1981 à Téhéran, Iran) est une artiste photographe iranienne, basée à Paris.

À travers la photographie, l’archive et l’édition, Hannah Darabi interroge les représentations visuelles produites par les bouleversements politiques, culturels et sociaux, notamment depuis la Révolution iranienne de 1979. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions et expositions internationales, et ses publications sont conservées dans plusieurs collections publiques, dont celles du Centre Pompidou, de la Bibliothèque nationale de France et du Museum of Modern Art (New York). Lauréate de plusieurs distinctions, elle a notamment reçu le Prix Elysée en 2025.

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