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Light theories

Light theories

Irene Abello, Ugo Casubolo Ferro, Martin Depalle, Ralf Marsault & Heino Muller

(25/34 Photograph), Sébastien Reuzé et Sixtine de Thé. 

Sous le commissariat de Ugo Casubolo Ferro

Exposition visible du 16.04 au 02.05.2026

Vernissage Jeudi 16 avril 8h - 21h

L’exposition Light theories, conçue par Ugo Casubolo Ferro, rassemble les travaux d’Irene Abello, Ugo Casubolo Ferro, Martin Depalle, Ralf Marsault & Heino Muller (25/34 Photographes), Sébastien Reuzé et de Sixtine de Thé.

Sept artistes de la scène française et internationale sont ici réunis autour d’une pluralité de pratiques de la photographie. Leurs œuvres explorent différentes manières de produire, de transformer et de penser l’image, en mobilisant les procédés de la photographie contemporaine — du tirage chromogène au transfert de toner, de l'impression sur textile à une approche sculpturale

du photosensible.

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De gauche à droite : Sébastien Reuzé, Mascleta DSF2814 (2024) ; Martin Depalle, Map (2026) ; Ralf Marsault & Heino Müller, Godz, Berlin Wagenburg am Engelbecken 1993 (1993) ;

Une plume apparaît sur la photographie. Et s’en détache, en volume, vraiment une plume.  Le fond blanc de papier, lumineux de vide et de présence, est bien photographique, sans qu’il n’ait  accueilli d’autres rayons que ceux qu’il reçoit à présent. C’est un papier vierge, une image qui  s’intègre à un ensemble, une installation. Ce sont des surfaces non insolées, des transferts de  photocopies grattées, des textiles volants ou suspendus, des explosions lumineuses répétées,  organisées, orchestrées, comme des embuscades de lumière, des attentats sans heurts, le silence et la  fragilité de l’instant qui se recompose dans l’atelier ou dans la chambre noire, des visages, des  gueules, parmi les présences animales ou humaines qui semblent nous regarder, comme en travers  de l’image. 

Les artistes que cette exposition réunit partagent cette approche plasticienne (sculpturale,  argentique, expérimentale…) de la photographie qui, en faisant l’épreuve de la matière, rend justice  — ou hommage — aux pouvoirs du photographique. Mais si ces pratiques interrogent bien le  médium lui-même, elles ne parlent pourtant pas uniquement, pas essentiellement, de photographie.  Bien davantage parlent-elles du monde de la vie, de solitudes pleines et de dérives, de rencontres  animales, de cécités et de déssillements du regard, d’une expérience sensible et singulière autant  qu’elle nous est commune. Comme le doute, la peur, le désir, la joie parfois indescriptible… Un  monde commun et singulier, pour chacun de ces artistes différent, autant qu’il l’est pour nous,  spectateurs des images. 

Ici, pas de théorie de la photographie — ni d’un « photographique contemporain » —, pas  de théorie non plus de la lumière, mais peut-être une idée simple : qu’il ne s’agit en définitive pas  tant de photographie que d’un millier d’autres choses… théories, alors, à leur manière, multiples car  singulières, légères, suspendues et circulantes, transitoires peut-être et même relatives, processions  en forme d’images, dans la lumière…

Ugo Casubolo Ferro

Vue d’exposition : au centre, Irène Abello, Intacte (2023), photo-installation sur tissu et structure métallique

De gauche à droite : Ugo Casubolo Ferro, Sans titre (2026) ; Sixtine de Thé, Pellicules aveugles (2021–2025) ; Sixtine de Thé, Pellicules aveugles (2021–2025) ; Sébastien Reuzé, Mascleta DSF2811 (2024) ; Ugo Casubolo Ferro, Sans titre (2025).

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De gauche à droite : Ugo Casubolo Ferro, Sans titre (2026) ; Sixtine de Thé, Pellicules aveugles (2021–2025) ; Sixtine de Thé, Pellicules aveugles (2021–2025) ; Sébastien Reuzé, Mascleta DSF2811 (2024).

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De gauche à droite : Sébastien Reuzé, Mascleta 03 (1997–2018) ; Ugo Casubolo Ferro, Sans titre (2023).

Née à Bogotá en 1995, Irene Abello vit à Paris et travaille aux Ateliers Wonder à Bobigny. Diplômée de  l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, elle développe une pratique qui appréhende les  éléments naturels comme des matériaux à sculpter ou à activer, à travers des gestes minimaux et des  processus d’observation. À la croisée de l’installation, de la photographie et de la vidéo, son travail s’attache  à révéler les phénomènes invisibles et les transformations de la matière, dans une attention portée aux formes  discrètes du vivant et aux variations du quotidien. Son travail a été présenté en France et à l’international,  notamment à Paris Internationale (2024) avec la galerie Cibrián ; à Air de Paris ; à la Galerie Michel Journiac  ; à l’Espace Niemeyer, au 6B ou encore à Julio Artist Runspace. Elle a également participé à plusieurs  résidences en France et à l’étranger. 


Né en 1999, Ugo Casubolo Ferro est artiste et commissaire d’exposition. Diplômé des Beaux-Arts de Paris  (2023, ateliers Eric Poitevin & Guillaume Paris), il a également étudié au California Institute of the Arts, à  Los Angeles, ainsi que la philosophie à l’Ecole Normale Supérieure. Son travail a été présenté en France, aux  États-Unis, au Royaume-Uni et en Suisse. Ses dernières expositions incluent Jeans Generation, Abigail  Ogilvy, Los Angeles (2026) ; Twenty-five angels, dust & bleach, Ithaque, Paris (2025) ; Ugo Ferro, Elsa Lee  Bruno, Los Angeles (2025) ; Situations de l’image, PhotoSaintGermain, Paris (FR). Il réalise aussi des  tirages argentiques, souvent en très grand format, pour d’autres artistes, comme Valérie Jouve, Patrick  Faigenbaum, Ralf Marsault ou Gil Lesage. Finaliste du Prix Camera Clara en 2023, il a été lauréat en 2024  du Nouveau Grand Tour de l’Institut Français en Italie. 


Né en 1993 Martin Depalle vit et travaille entre Paris et Montreuil. Il a étudié aux Beaux Arts de Paris  auprès d’Harald Thys, Michael Van Den Abeele, Hélène Delprat et Francois Boisrond qui lui ont insufflé la  liberté et la beauté de l’expérimentation. Ses expériences d’assistant et de photographe dans la mode ont  profondément influencé son travail en l’amenant à s’interroger sur la fragilité des images et des  représentations quotidiennes qui nous entourent, à la croisée de la sculpture, de l’installation et de la  photographie. Ses expositions récentes incluent Les Résidents, Promotion 2021-2025, Galerie Christophe  Gaillard (2025) ; Château Sentimental, Galerie Javault Eva Pritsky (2024) ; ainsi que des expositions à La  Tour Orion, la Villa Belleville et La Volonté 93. Il est lauréat du Prix Sciences Po pour l’Art Contemporain  (2024). 


Né en 1957, Ralf Marsault est anthropologue et plasticien. Son travail questionne autant la perception des  sois multiples et transitionnels que les impensés de l’image. Il est particulièrement reconnu pour la série Fin  de siècle (Réédition, courant 2026, du livre du même titre au Éditions des Beaux-arts de Paris), qu’il réalise à  la fin des années 1980 avec son compagnon Heino Muller (1948-1995) sous le pseudonyme 25/34  Photographes. Ses dernières expositions importantes comprennent Punk for ever!, Maison Européenne de la  photographie, Paris (2025) ; Salut à toi, Transpalette Centre d'art, Bourges (2024) ; « Soi, comme un autre »,  Musée Hèbre, Rochefort ; Ralf Marsault : Berlin Years on the Wagenburg, European Month of Photography,  FHXB Museum, Berlin (2020) ainsi qu’une invitation de Wolfgang Tillmans à présenter une image dans le  cadre de l’exposition Rien ne nous y préparait - Tout nous y préparait, Centre Pompidou, Paris (2025). 


Né en 1970, Sébastien Reuzé vit et travaille entre la France et la Belgique. Formé au dessin puis à la  photographie à La Cambre (Bruxelles), il fait de ce médium le point de départ d’une pratique ouverte à  l’installation et à la vidéo. Son travail s’appuie sur une exploration expérimentale du médium, notamment à  travers le laboratoire argentique, où il développe les potentialités picturales de l’image. Ses œuvres, aux  tonalités souvent irréelles, construisent un univers à la fois contemplatif et fictionnel, nourri par la  photographie américaine, les récits de voyage et les références littéraires. Son travail a été présenté en  Belgique et à l’international, notamment au FOMU (Anvers), au Centre de la Photographie de Genève ou  encore au FRAC Bretagne. Il a reçu plusieurs distinctions, dont le Young Belgian Art Prize. Il développe en  parallèle une pratique éditoriale. 
 

Sixtine de Thé est une artiste française dont la pratique photographique se déploie sous forme  d’installations. Née en France en 1991, elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris (2021), après avoir étudié  l’histoire de l’art à l’École Normale Supérieure et à l’École du Louvre. Son travail explore les seuils du  visible à travers des dispositifs spatiaux où se croisent corps, mémoire et disparition. Ses œuvres ont été  présentées notamment au festival PhotoSaintGermain et à Private Choice (Paris), à la Fondation Luma  (Arles), ainsi qu’à l’international (Centre Photographique de Genève ; Liban ; États-Unis). Lauréate du  programme européen FUTURES en 2025, elle a également été résidente à la Cité internationale des Arts, au  Centre Photographique d’Île-de-France, à la Villa Al Qamar (Institut français du Liban). Son projet Pellicules  aveugles a reçu la mention du jury du prix Dior pour Jeunes Talents.

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