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UN LIEU POUR LES VIVANTS

Zoe Harodi

27 juin - 20 juillet 2024

Zoe Harodi est né à Jérusalem en 1993 et est diplômé de l'Académie d'art et de design Bezalel. Il a participé au programme de résidence d'artistes-photographes Rucka en Lettonie, où il a créé le projet Through the Land of Pursuits, financé par l'ambassade d'Israël en Lettonie et le ministère israélien de la Culture. 

L'année dernière, Zoe Harodi a travaillé sur son projet actuel dans le cadre d'une résidence d'artiste dans la chambre noire d'Ithaque, sur invitation d'Alexandre Arminjon. Il y a évoqué les Jeux Olympiques de Paris 2024, en réfléchissant à ce qui se passe dans le monde et en particulier dans son pays d'origine, tout en poursuivant sa recherche de nouvelles possibilités pour l'apparition de l'image photographique. 

Zoe Harodi vit et crée à Paris. Ses œuvres ont été présentées lors d'expositions personnelles et collectives à Jérusalem, Tel Aviv, Varsovie, Riga et Paris. Outre son travail artistique de photographe et ses études à dans la chambre noire, Zoe Harodi travaille également comme chef opérateur.

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Tête d'enfant

2024

Tirage argentique réalisé par l'artiste

14 x 20,2 cm

Ithaque présente Un lieu pour les vivants, une exposition monographique de l'artiste Zoe Harodi. Cette exposition est basée sur le projet que Zoe Harodi a réalisé l'année dernière lors de son programme de résidence dans la chambre noire d'Ithaque, en lien avec l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Dans cette exposition, Zoe Harodi cherche à établir un lien entre les événements sportifs, en particulier les Jeux Olympiques, et les situations de conflit et de guerre. Dans ces deux domaines, le corps de l'individu prend une importance nationale et politique. Le corps, tel qu'il apparaît dans les images de Zoe Harodi, incarne un continuum entre le privé et le national : il se révèle dans toute sa splendeur et sa sacralité, mais aussi comme un être hanté et détruit. Il plane majestueusement avant de s'effondrer au sol. Parfois, il ressemble à un observateur détaché, et d'autres fois à quelqu'un qui mobilise toutes ses forces pour se relever. Même si l'espace d'exposition fonctionne comme un "espace de vie", une séquence d'instants avec ses hauts et ses bas, chaque image, chaque "cadre" résonne comme un état d'individualité et de solitude. 

Les techniques expérimentales que Zoe Harodi utilise en chambre noire - où il combine les photogrammes, les techniques d'impression et diverses substances chimiques - questionnent l'acte photographique ainsi que les limites de la peinture : dans ses actions les plus picturales et matérielles, il soulève des questions profondes et pertinentes sur l'acte photographique. Son double regard nous mène à la fois à l'extérieur des images et des événements de la vie, et à l'intérieur, avec une enquête matérielle et formelle sur le médium de la photographie. Ses œuvres capturent ainsi deux axes : celui qui se tient devant l'appareil photo et celui qui se trouve "derrière". Elles oscillent entre la préoccupation pour l'objet et le corps en lutte, et le drame de "l'abstrait" pictural. Zoe Harodi présente une image à la fois fictive et documentaire du passé, du présent et peut-être même une allusion à l'avenir. 

Le nom de l'exposition, Un lieu pour les vivants, provient de la Bible - "Car, je le sais, tu me mènes à la mort, au rendez-vous de tous les vivants." (Job 30:23). Ce verset évoque le lieu de rassemblement de ceux qui ont quitté ce monde. Nous sommes invités à réfléchir sur la capacité de la photographie à rassembler tout ce qui est destiné à prendre fin. Mais l'exposition, qui indique une lutte de formes multiples, cherche à parler non seulement de la mort, mais aussi du pouvoir de la vie et de la possibilité de résurrection. 

Texte écrit par Daria Uri Asseo (Mai 2024)

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Plongeur

2023

Tirage argentique réalisé par l'artiste

108 x 117 cm

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Escrimeur

2023

Tirage argentique réalisé par l'artiste

14,5 x 13,5 cm

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La rivière des chevaux

2024

Tirage argentique réalisé par l'artiste

48 x 61 cm

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